Visite d’une Église-sœur en Guinée, une initiative de la paroisse Bienheureux-Marcel-Callo

D. Rapion 15 novembre 2017 0

La paroisse Bienheureux Marcel Callo de Nantes est jumelée depuis 2006 avec la paroisse Notre-Dame-du-Mont-Carmel d’Hamdallaye, à Conakry, en République de Guinée. Les deux paroisses développent des liens fraternels en échangeant, aussi souvent que possible, sur leur vie en Église. L’arrivée des pères des Missions Africaines sur la paroisse nantaise renforcent le signe d’universalité de l’Église que ce jumelage veut donner. Un voyage prévu au mois de mai prochain sera soutenu par le service de Coopération missionnaire du diocèse, partie prenante de cette rencontre avec l’Église de Guinée. Il est largement ouvert à ceux qui souhaitent rencontrer une Église sœur.

 « Le jumelage entre notre paroisse et celle de Notre Dame des monts d’Hamdallaye se veut d’abord chemin d’unité ». C’est en ce sens qu’en préambule de la convention de jumelage signée à Conakry le 8 mai 2006, est rappelé le verset 18 dans Mathieu 18 : «  En vérité, je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié ».

C’est donc bien un lien qui unit nos deux communautés. Non pas, de manière exclusive, comme si nous n’avions rien à échanger avec d’autres communautés chrétiennes, mais comme signe permanent d’une Eglise qui ne se réduit pas à sa communauté locale mais qui perpétuellement se voit rappeler qu’elle est liée à une autre communauté et qu’à elles deux, elles doivent être toujours signe d’une Eglise ouverte à l’universel.

A Conakry comme à Nantes, chacune des paroisses a ses contraintes, ses difficultés et trouver le temps d’exprimer à l’autre ce qu’elle vit n’est pas facile. Les prêtres, là bas comme ici sont en charge de plusieurs communautés et peuvent avoir également d’autres responsabilités diocésaines. C’est le cas du père Albert qui, outre les paroisses de Saint-Augustin et Notre-Dame-des-Monts, est en charge de la communication du diocèse et anime, à ce titre, la radio « Voix de la Paix ». Pour notre part, nous adressons régulièrement les bulletins paroissiaux. Ils nous ont, régulièrement, fait part de leurs activités, tant sur la paroisse qu’au sein des organismes diocésains ou nationaux auxquels ils participent.

Quelques exemples :

  • Participation des jeunes aux différentes conférences de Carême, tenues chaque vendredi, sur les thèmes « Comment vivre le Carême chrétien ?, Les actes de miséricorde corporels et spirituels, … »
  • Pèlerinage de Boffa auquel participaient 119 fidèles et pour lequel nous avons envoyé la somme de 250 euros pour aider au déplacement des jeunes.
  • Participation de deux jeunes scouts au Jamboree en Côte-d’Ivoire, en août 2016.
  • Participation de dix jeunes à la 33ème session de formation biblique et humaine des jeunes à Kendoumaya, à Coyah, sur le thème « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ».
  • Participation, toujours au mois d’août, de 17 enfants et cinq accompagnateurs au camp biblique des enfants sur le thème «  Enfant, artisan d’une humanité solidaire ».

Il faut aussi mentionner le mini synode diocésain que monseigneur Coulibaly a convoqué en vue d’impliquer plus les jeunes dans la société.

Nous avons eu aussi le plaisir, cette année, d’avoir la visite du père Sébastien Bidiar qui était à Pornic pour les mois d’été et qui est venu célébrer un dimanche d’août.

Au-delà de cet échange pastoral, et comme nous l’avions envisagé dans la convention de jumelage, nous encourageons une action de développement propre au quartier d’Hamdallaye. Il s’agit du financement du micro-crédit permettant aux paroissiennes qui ont pour activité le commerce de rue, de financer leurs approvisionnements, en évitant les taux d’usure particulièrement élevés. En mai 2016, le nombre de prêts était de 21 pour un montant de 9.784.500 francs guinéens, soit approximativement 960 euros. Au mois de juillet 2016, nous avons adressé un montant de 970 euros permettant ainsi d’élargie le nombre de femmes bénéficiaires. Ce versement a été rendu possible grâce à la collecte organisée pendant le concert du mois de mai 2016. Cette année, la collecte faite lors du concert du mois d’avril permettra un versement identique. Nous pouvons être fiers de ce résultat qui, nous l’espérons, devrait, avant longtemps permettre l’aide d’une centaine de femmes, devant la demande croissante de nouveaux prêts.

Jean-François Cheneval
Extrait de l’Assemblée générale de 2017

 

 

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