Avril 2018 : Retour sur les journées « La souffrance dans la Bible et dans nos vies »

D. Rapion 21 avril 2018 0

Dans l’abîme de la souffrance,  la Parole de Dieu n’est pas une réponse mais une Présence

Suivies par plus de 250 participants, c’est dans une ambiance particulièrement recueillie que se sont déroulées les 4 journées proposées par le CMR (Chrétiens dans le Monde Rural), le MCR (Mouvement Chrétien des Retraités) avec la Pastorale de la Santé sur le thème : « La  souffrance dans la Bible et dans nos vies ».

Les raisons de ce recueillement, on les trouve dans la densité des exposés du père Guillaume LeFloc’h, bibliste ainsi que dans la force des témoignages emplis d’émotion et d’espérance apportés par les personnes invitées par le Service de Pastorale de la Santé.

Chaque journée commence par une brève présentation des activités de la Pastorale de la Santé et des Services Sociaux du Diocèse. La responsable, Anne Cronier rappelle l’esprit dans lequel est assurée cette mission auprès des malades, des personnes âgées, des handicapés. Il s’agit d’un service apporté aux plus fragiles au nom du Christ.

Puis le ton est donné par Guillaume Le Floc’h qui propose d’abord un temps de silence : « devant la souffrance de l’autre, la première attitude c’est se taire pour se préparer à l’écoute ». Commence alors une lecture alternée du psaume 87 (88). Et l’assistance fait sienne l’imploration du psalmiste : « Seigneur, mon Dieu et mon salut, dans cette nuit où je crie en ta présence, que ma prière parvienne jusqu’à toi ».

Car la souffrance, présente dans tous les livres de la Bible, apparait « la compagne la plus fidèle de l’humanité » nous dit le conférencier. C’est un abîme dans lequel on peut se perdre et l’homme ne cesse de s’interroger à son sujet ou d’en appeler à Dieu pour en être délivré. Ce reproche fait partie du combat spirituel que chacun mène dans sa vie de croyant. Mais la Bible nous propose des aides, « des Simon de Cyrène », pour porter notre croix.

 

La vie a un sens : c’est Dieu

« Dans l’abîme de la souffrance, Dieu nous donne Sa Parole qui n’est pas une réponse mais une présence », souligne Guillaume Le Floc’h. C’est ce que nous apprend le livre de Job qui, malgré les maux qui l’accablent, reste fidèle, s’en remet à Dieu créateur du monde,  découvre que la vie a un sens et que ce sens c’est Dieu.

Dans un second exposé, l’intervenant invite à découvrir que « Jésus  révèle ce sens par sa vie, par sa croix et par sa résurrection ».

La démarche proposée par le bibliste commence par une relecture des paroles du Christ sur la croix. Sept paroles seulement énoncées au cœur du long silence de la Passion. « Elles commencent et se terminent par le mot Père ». Car le Père est toujours présent. Elles affirment la présence de Dieu au cœur des souffrances humaines. Elles invitent au pardon, à la conversion. Elles expriment l’abandon mais aussi l’espérance. Elles assurent de la victoire de la Vie.

La journée se poursuit avec des témoignages et des échanges en petits groupes autour d’une question : « En quoi ce que j’ai entendu aujourd’hui me rejoint dans ma vie ? » Car les parcours présentés par les témoins sont l’occasion de confronter nos expériences avec d’autres. Ils permettent aussi d’actualiser les récits de la Bible. Bien que différents, tous passent par des phases d’incompréhension, de colère, de doute. Il faut parfois beaucoup de temps pour retrouver la confiance en Dieu, s’abandonner, se décentrer et croire qu’Il nous aime et veut notre bonheur.

Avant de se séparer, les participants prononcent alors d’une même voix le Notre Père tout en plaçant une main sur l’épaule de leur voisin ou voisine. Une façon de symboliser notre acceptation de nous laisser toucher par les autres pour porter notre attention aux souffrances qui nous entourent.

René Robert
Responsable diocésain du MCR

 

 

 

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