Laïcs

Moi ? Une vocation ?

Certes je suis enfant de Dieu…j’ai été baptisé, j’ai fais ma communion et puis aussi ma confirmation et je vais à la messe le dimanche. C’est pas mal non! Un jour un prêtre me parle de ma vocation de baptisé! Je connais la vocation de prêtre ou de religieux(ses) mais baptisé? ça change quoi pour moi de savoir que comme laïc, baptisé, je fais aussi partie des appelés ?

A la source de toute vocation : le baptême

© Tomy – Fotolia.com

Enfants de Dieu, nous le sommes depuis le bain de notre baptême ; unis pour toujours au mystère du Christ, plongés dans la mort avec lui pour avoir part à sa résurrection. Hommes et femmes, nous sommes désormais des êtres nouveaux. Ce changement radical, pas toujours visible il est vrai, a marqué définitivement notre vie : pour la plupart d’entre nous, il a été le choix de nos parents, que nous avons dû un jour ratifier, faire nôtre. La chance de voir un adulte recevoir le baptême nous fait davantage percevoir la nouveauté de cette vie dans le Christ. En particulier, cette conscience que la vie d’enfant de Dieu n’est pas un dû, encore moins un droit, mais un authentique don. Dieu en est à l’origine, il appelle librement, gratuitement la personne à vivre comme son enfant, à la suite du fils unique, le Christ Jésus, venu nous révéler notre merveilleuse adoption. En cette dignité d’enfant de Dieu se trouve inscrite toute vocation particulière qui traduit très concrètement cette condition filiale dans l’histoire de chacun.

La vie baptismale, toujours vécue au sein de la communauté ecclésiale, est ainsi le terreau dans lequel peut germer tout appel spécifique. Elle se déploie selon une triple dimension : nous devenons prêtres, prophètes et rois.
Prêtres dans l’offrande de notre vie à Dieu, c’est-à-dire en lui présentant tout ce que nous avons et ce que nous sommes, puisque nous avons tout reçu de lui.
Prophètes en témoignant de la vie et de l’espérance qui nous habitent, «en annonçant les merveilles de Celui qui nous fait passer des ténèbres à son admirable lumière».
Rois en modelant notre rapport aux autres sur celui du Christ «venu pour servir et non pour être servi». La royauté s’exerce aussi dans un rapport à l’univers respectueux du Créateur.

Plus de 200 laïcs engagés dans le diocèse de Nantes

Ces trois dimensions fortifient l’être chrétien et viennent sans cesse vérifier l’authenticité d’un engagement particulier. Elles nous rappellent que tous les baptisés, selon les vocations de chacun, reçoivent la charge et la capacité de contribuer à la croissance et à la sanctification de l’Église.
Les laïcs ont, en particulier, la vocation de vivre et de travailler dans le monde. C’est là qu’ils sont appelés à manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité. Certains sont laïcs membres d’une association de fidèles, d’une communauté nouvelle ou rejoignent un groupement de vie évangélique ou tiers ordre, groupe de laïcs en lien avec une famille spirituelle (bénédictine, franciscaine, …). Les oblats laïcs vivent dans une communauté religieuse sans prononcer de vœux.  Parmi les laïcs, les animateurs pastoraux reçoivent, pour un temps, une mission de l’évêque au service de l’Église diocésaine ou d’une paroisse (laïcs en mission ecclésiale).

Témoignage

Julie, étudiante, vit pleinement la foi de son baptême !

Je fais partie des «catholiques de naissance». En effet, mes parents m’ont offert le baptême quelques mois après ma venue au monde. Depuis ce jour-là, j’appartiens à la Maison de Dieu. Bien sûr, durant l’adolescence surtout, j’ai eu des hauts et des bas, des crises de foi ! Mais, après chaque moment de doute, je suis revenue vers Dieu. J’ai tout d’abord vécu ma vie de baptisée en me laissant porter par ma famille ; la messe dominicale a été pendant longtemps l’unique point fort de ma vie de chrétienne. Je n’envisageais pas ma foi différemment.

En 2000, il y a eu un événement important qui a modifié ma conception de la religion, ce sont les JMJ à Rome. J’ai pris conscience que l’Église, c’était autre chose que la messe «de village». Je considère ce pèlerinage comme un tremplin pour ma foi. A partir de ce moment, tout a changé. Je me suis offert des temps forts : quelques jours à Taizé, une retraite avec les jeunes du diocèse …  C’est lors de mon arrivée dans le monde universitaire que j’ai pu entrer tout à fait dans cette Église jeune et dynamique. J’ai découvert que l’on pouvait vivre sa foi au quotidien dans un groupe chrétien, que les jeunes avaient leur place lors des décisions de la paroisse… Depuis mon entrée dans un groupe de la paroisse, ma vie de baptisée a changé : j’ai appris à parler de ma foi, à échanger à ce propos, à témoigner aussi. Bref, j’ai appris à vivre cette foi en communauté et de façon engagée. J’essaye, en m’impliquant dans les Conseils paroissiaux, dans l’organisation de certains événements, de donner une dimension supplémentaire à ma foi. Je pense qu’il me serait très difficile de vivre cela toute seule. Ma vie de baptisée prend tout son sens lorsque je la partage, lorsque je la rends concrète. Il est important pour moi d’agir au sein de l’Église, de ne pas être passive. Je pense qu’il faut se donner les moyens de vivre sa foi pleinement ! C’est comme ça que je vis mon baptême !

 source vocations.be