Travail

Quel sens au travail ?Le travail sert de moyen de subsistance à tous les humains. Il contribue à l’épanouissement personnel et est un facteur économique nécessaire à la vie en société. Beaucoup de textes de l’Eglise catholique éclairent cette notion de travail. Ils s’inscrivent dans la Doctrine sociale de l’Eglise. À partir de « Rerum novarum », l’Église n’a jamais cessé de considérer les problèmes du travail au sein d’une question sociale qui a pris progressivement des dimensions mondiales. Le pape Benoît XVI a réaffirmé en mars 2011  que le travail est un droit et constitue « un des éléments fondamentaux de la personne humaine comme de la société ». Il  poursuit la réflexion à la suite de son prédécesseur le Bienheureux Jean-Paul II, qui dans son Encyclique sur le travail humain (n°8), affirmait :  « On mésestime la valeur du travail et les droits qui en proviennent, spécialement le droit au juste salaire, à la sécurité de la personne du travailleur et de sa famille. »

Les différentes crises désormais mondiales invite chacun à une réflexion plus approfondie sur le sens du travail, sur celui que l’on veut bien lui donner.  Des  professionnels chrétiens, qu’ ils soient dirigeants,cadres, employés, indépendants…, se réunissent régulièrement pour partager, réfléchir, agir et remettre l’homme au centre des préoccupations. Il en va de sa dignité.  

Comment vivre sa foi au travail

Plutôt délicat sinon « mission impossible » aujourd’hui de témoigner de sa foi en milieu de travail, n’est-ce pas ?

Pas de signes distinctifs si j’occupe une fonction dans un service de l’État. Et ailleurs, des regards sceptiques, sinon de pitié, s’allument… si j’ose parler de religion. Car la religion n’a pas bonne presse par les temps qui courent. Alors que faire? Jésus nous a laissé une consigne claire : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 34-45). Pas de longues discussions pour convaincre, pas d’attitude hautaine et moralisante, pas de défaitisme du genre « ça va assez mal dans le monde j’me demande ben où on s’en va! ». Au contraire. Comme Jésus lui-même le faisait : une attitude d’accueil, d’écoute, de compassion, d’espérance, de reconnaissance de l’autre dans sa beauté – il faut la voir – et son mystère. Les gens dépistent rapidement ces attitudes de grand respect sans jugement. Il y a si peu d’oreilles et de cœurs pour écouter, pour poser des gestes de solidarité et de bonté; pour porter un regard d’émerveillement sur l’autre.

Du temps donné, une parole opportune, un sourire, un encouragement, une main tendue jusqu’à courir le risque de prendre parti en cas d’injustice, c’est ça être disciple en milieu de travail et je rendrai compte de la Source quand on me le demandera. Une de mes filles est fonctionnaire dans un ministère du gouvernement. Elle sait les préjugés qu’on a tous. Un jour elle s’est rendue compte qu’une employée immigrante avait vraiment des difficultés organisationnelles importantes. Elle lui en a parlé simplement, sans reproches. Elle a soupçonné des troubles d’apprentissage comme elle en connaît chez son jeune frère. Elle lui a proposé de passer des tests aux frais de l’employeur. Les résultats ont confirmé les troubles d’apprentissage et des correctifs ont été mis en place. Elle a pu poursuivre son travail avec plus d’efficacité mais surtout avec une meilleure estime d’elle-même.

Gérard Laverdure

Prière d’un chef d’entreprise

Prière d’Eric, membre des EDC, dans Prier au quotidien
(supplément au magazine Prier d’octobre 2011 )

C’est toi qui m’as confié les clés de mon entreprise !
En tant que patron d’une petite entreprise, j’expérimente mes fragilités.
Parfois le découragement me prend. Et je suis tenté de te le reprocher, Seigneur. Parfois les bonnes nouvelles me réjouissent.
Et je suis tenté de croire que j’en suis le seul auteur. Merci, Seigneur, de me rappeler que c’est toi qui m’as confié les clés de mon entreprise.
Que c’est au service de ton Église et de ton Royaume que je suis. Alors si je m’abandonne à toi, mes efforts ne seront pas vains.