Couples et Familles

Couples

Suite : Familles

Comment va votre couple ?  Des questions qui sont récurrentes dans les magazines ! Aujourd’hui beaucoup de couples ne sont pas mariés, ils vivent en concubinage, c’est à dire qu’ils n’ont pas pris d’engagement officiel devant une autorité civile ou religieuse. Et pourtant ils aspirent pour une très grande majorité  à un projet conjugal basé sur un amour partagé, stable et fidèle, qui leur permette de voir grandir ensemble enfants puis petits-enfants. Qui dit couple, dit donc amour, communion, sexualité … et exclusivité de  cette relation sans quoi le projet conjugal explose ; qui dit couple, dit aussi ouverture à la vie, fécondité, famille…..  Selon les plus récentes enquêtes; selon les pays, pour 75 à 90% des 20-35 ans, un tel projet conjugal est “le” projet de vie le plus important (avant le travail, la réussite sociale, l’argent, les loisirs, …). Malgré tout le contexte médiatique et culturel très érotisé et individualiste de nos sociétés “développées”, c’est donc bien ce modèle de couple durable, fidèle, fécond et amoureux auquel beaucoup de nous aspirent. Ce constat rejoint la profonde conviction des chrétiens : du fait de la Révélation du Christ faite aux hommes, l’Eglise est consciente depuis 2000 ans de cette aspiration intime et universelle inscrite dans chacun de nos cœurs, au delà des différences culturelles, éducatives, historiques, sociales….

Tous appelés à aimer

Ils se sont rencontrés en janvier 1979 lors d’une galette des rois. Elle avait 32 ans et, lui, 46. Un an et demi après, ils se marièrent et eurent cinq d’enfants. Un vrai conte de fées ?

La rencontre

Elle : Quand je l’ai rencontré, je n’ai pas eu le coup de foudre. Nous avons échangé sur le mode de la repartie. Rien de profond. Mais nous étions sur le même rythme rapide, incisif et gai. J’étais, à l’époque, comme insensibilisée par des souvenirs négatifs et, n’avais pas l’intention de changer de style de vie. Je me suffisais à moi-même. Je n’étais pas prête à faire confiance. Persuadée qu’il trouverait l’âme sœur parmi mes amies, je l’ai invité. Nous nous sommes revus, il avait des projets. Il était vivant. Son attitude chaleureuse et dynamique a réveillé en moi, petit à petit, des ressources affectives bien cachées. Pendant ce temps, je priais Notre-Dame de Bonne Délivrance pour savoir si je pouvais m’ouvrir à lui et pour demander des signes. Le signe le plus fort a été quand je lui ai demandé de venir prier le chapelet et que je l’ai vu arriver malgré un emploi du temps chargé.

Lui : Le groupe multinational américain pour lequel je travaillais m’absorbait beaucoup. Le décalage horaire dû aux relations quotidiennes avec des correspondants du continent américain interdisait les sorties de bureau avant une heure tardive. De fréquents voyages et nombre de mes activités me donnaient un sentiment de liberté plaisant et insouciant. Je n’imaginais pas supporter des contraintes en dehors de ma vie professionnelle. Une certaine aisance matérielle ne m’incitait pas à approfondir le sens même de ma vie. Mon baptême et l’éducation religieuse en famille et au collège ne m’avaient pas suffisamment marqué. La pratique des sacrements n’était plus une priorité dans ma vie. La rencontre s’est déroulée chez des amis communs. Les invités avaient un profil ordinaire à l’exception d’une jolie jeune fille à la répartie rapide, pertinente et inattendue. On ne pouvait rester indifférent !

La décision

Elle : Depuis quelques mois, l’amour m’avait envahie. J’étais impatiente de parler de projet de mariage. Je croyais qu’il voyait bien que tout mon être irradiait d’un oui silencieux. Mais pour combler mon attente, je continuais à voir mes amis, à voyager avec eux. C’est alors qu’il m’a posé la question que j’espérais. Nous étions devant le rocher de la Vierge à Biarritz.

Lui : J’ai décidé de m’engager vis-à-vis de cette jeune fille. L’engagement dans le sacrement de mariage me semblait simple, naturel et plein de sens.

Notre vie conjugale

Elle : Notre amour a été sauvé des désillusions et des épreuves douloureuses de deux manières. Nous avions pris la décision, dès le début, de prier ensemble tous les jours. Ce qui nous a conduits des foyers adorateurs de Montmartre à l’engagement dans la communauté de l’Emmanuel. Ensuite, nous ne pouvions vivre en désaccord l’un avec l’autre. Avec des caractères forts et des convictions qui ont eu le temps de bien s’ancrer, la discorde peut rapidement s’amplifier. Nous n’arrêtions jamais le dialogue tant que nous n’étions pas tombés d’accord. Dans les blessures, nous finissions toujours par un pardon. La chose la plus grave, pour nous deux, aurait été de perdre l’estime et la confiance de l’autre.

Lui : Le Seigneur avait mis sur ma route quelqu’un d’exceptionnel et je n’avais pas la moindre appréhension à l’idée de fonder une famille. Au bout de quelques mois, nous avons fait une retraite au foyer de charité de Châteauneuf-de-Galaure. Je découvrais les journées silencieuses et apprenais à comprendre leur importance. Le Seigneur nous a comblés en nous donnant cinq magnifiques enfants. Nous avons toujours tout décidé ensemble. Nos différences de points de vue étaient un enrichissement du fait de leur complémentarité. Si la conversation venait à s’échauffer, en cas de désaccord, nous avions pris la décision de nous demander pardon. Cette habitude est devenue une règle dans la famille. Petit à petit, nous avons consacré de plus en  plus de temps en couple à la prière : c’est essentiel. En tant qu’homme, j’ai toujours de bonnes raisons de vaquer à des taches matérielles ou d’être au service de ma famille ou d’autrui. Une période de notre vie a été difficile à assumer : l’évolution de nos cinq enfants qui, à partir de l’adolescence, n’ont pas tous choisi les valeurs que nous leur avions données.

Depuis plus de 28 ans de mariage, mon épouse m’a beaucoup apporté, par ses qualités. Mais sans une vraie vie de prière en couple et le soutien constants d’amis chrétiens, il m’aurait été difficile de surmonter certaines difficultés.

Source : http://www.fiancailles.org

Familles

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La famille est la pierre angulaire de la société, et le premier environnement où nous sommes appelés à connaître Jésus Christ et à grandir dans la foi. Aujourd’hui, les familles ont pris des visages multiples. Famille classique, famille recomposée, famille monoparentale, etc. : les adjectifs, devenus inévitables, montrent que le mot « famille » recouvre désormais des réalités très différentes. Les enfants apparaissent comme le principal ciment des familles. Le couple, au statut juridique variable, est devenu une réalité plus aléatoire. Les liens de famille sont fragilisés par tous ces changements. Et pourtant ! La famille caracole en haut de tous les sondages en France et en Europe. Pour ce qui est du bonheur, du bien-être et de l’épanouissement. La famille reste une valeur très importante, y compris pour les jeunes. Cette contradiction apparente entre la famille « clé de bonheur » et la famille « carrefour de toutes les fragilités » a motivé l’initiative « Familles 2011 » lancé par la Conférence des Évêques de France. En quoi les familles sont-elles des « clés de bonheur » ? Pourquoi semble-t-il difficile aujourd’hui de construire sa vie de famille ? Comment la société peut-elle soutenir les familles ? Comment l’Évangile peut-il éclairer les personnes qui cherchent à inscrire leurs liens de famille dans le temps ? Telle sont des questions que vous pouvez vous poser vous aussi ! En 1981, Jean-Paul II rédige Familiaris Consortio, une exhortation sur la famille. Il lance cette phrase : Famille, deviens ce que tu es ! (F.C. 17), puis la précise. Il décrit la famille comme une communauté de personnes, un service de la vie, une participante au développement de la société et une participante à la vie et à la mission de l’Église.

La famille, cellule de base de la communauté humaine

La famille est la cellule de base de la communauté humaine. Elle peut changer de taille, de visage, elle n’en demeure pas moins essentielle. L’homme et la femme ont besoin d’aimer, d’être reconnus et aimés tels qu’ils sont. La famille est le premier lieu où les hommes et les femmes apprennent la confiance en eux-mêmes et la confiance dans les autres. La famille permet, en effet, de découvrir que chacun a sa place dans une histoire, dans un réseau, sans avoir à le mériter, dans le respect des différences particulières : âge, sexe, qualités ou faiblesses. La plupart des Français plébiscitent la famille et ont un projet familial ; ils pensent que dans une société, souvent dure et concurrentielle, ils peuvent y trouver estime et confiance. Comment ne pas s’en réjouir ? La crise de confiance que traverse la société a souvent pour origine une carence familiale.

Les fragilités de la vie familiale

Nous sommes conscients, comme chacun, des fragilités de la vie familiale dans un monde épris d’épanouissement individuel et soumis à de nombreuses sollicitations. Ces fragilités renforcent la nécessité de promouvoir l’institution familiale. Nous aussi, nous sommes pour l’épanouissement de la personne, mais un épanouissement qui soit pleinement responsable, qui respecte la dignité humaine, la défense des faibles et permette l’instauration d’une société de confiance.

Soutenir la famille

Il est normal que l’État se préoccupe des situations difficiles. L’Église est prête, à leur propos, à prendre part à un débat loyal où son avis ne serait pas disqualifié au départ ou marginalisé. Le message de l’Église veut s’adresser à la conscience de chacun : il appelle à bâtir des familles stables, fondées sur des couples, unissant un homme et une femme, qui prennent le temps de se préparer à leurs responsabilités d’époux et de parents.

 

Soutenir la famille, c’est d’abord garder au mariage son caractère unique d’union acceptée librement, ouverte à la procréation et institutionnellement reconnue. Parmi les difficultés que rencontrent les familles, le logement est sûrement un problème majeur. Notre pays connaît aujourd’hui une crise profonde du logement. Son coût conduit trop de familles à un éloignement de leurs lieux de travail, source d’épuisement et de déstructuration. L’accès à la propriété reste souvent un rêve inaccessible.
Les logements sociaux sont trop peu nombreux, pas toujours habités par ceux qui y auraient droit ou alors isolés dans des quartiers sans mixité sociale. La séparation des couples et la recomposition des familles augmentent les besoins. Au-delà des difficultés techniques considérables pour résoudre cette question, le logement doit être, pour l’État, une priorité politique essentielle.

Source : “Qu’as-tu fait de ton frère?”, message du Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France, à l’occasion des élections (Novembre 2006)

A découvrir le sondage Ipsos réalisé en 2011 sur la famille et les Français : lire le sondage