Un été 2018 intensif au Carmel Apostolique Notre-Dame-de-Bethléem

D. Rapion 25 août 2018 0

7 juillet : La Bernerie-en-Retz –  Centenaire de la Maison d’enfants Saint-Joseph

Mgr James

Mgr James

La célébration du centenaire de la Maison d’enfants Saint-Joseph de la Bernerie, a été belle et priante, avec le Cardinal Sarr, Evêque émérite de Dakar qui présidait, entouré de Mgr James, évêque de Nantes et de Mgr Soubrier, évêque émérite de Nantes, du Père Arnaud de Guibert, curé de la Bernerie et de six autres prêtres amis de la congrégation, ainsi que de nombreux amis.

Les enfants de la Maison Saint-Joseph à la place d’honneur devant, ont été admirablement sages pendant 1h30 qu’a durée la célébration. Mgr James dans son homélie les a faits participer, ce qu’ils ont fait avec ardeur et simplicité. Le personnel de la Maison Saint Joseph était au milieu d’eux.

De nombreux anciens et anciennes de la Bernerie et de Nantes étaient là ainsi que des familles, des membres des Associations, le maire de la commune, et des paroissiens de la Bernerie.

Repas sous la tente

Repas sous la tente

Nous avons senti une communion de prière et une joie d’être ensemble. Cette ambiance s’est ressentie également tout au long de la journée où plus de 500 personnes sont passées, pour l’apéritif, le repas et les activités de l’après midi. Il faisait chaud mais le petit vent frais du bord de mer rendait supportable la chaleur. Trois grandes tentes étaient dressées sur la prairie où les tables attendaient les convives. Le repas en plusieurs lieux a facilité le déroulement sans encombre.

Le magicien Mimosa a retenu l’attention et le souffle des grands et des petits au cours de l’après midi. Des jeux accessibles à tous étaient éparpillés sur la prairie. Un stand d’exposition de photos avec des albums par années (plusieurs ensembles,100 ans obligent!) avaient été confectionnés par Bénédicte qui est chef de service. Une visite de la maison était organisée par ¼ d’heure pour revoir les lieux ou apprendre à les connaître.

Ce que nous retiendrons de cette journée : c’est la proximité de toute une équipe éducative et de l’ensemble du personnel. Toute la journée les enfants ont été accompagnés avec amour, cela se sentait dans leur joie de vivre en confiance avec des adultes qui leur donnaient sécurité et assurance.

Nous sommes héritiers et témoin de cette histoire, qui est la nôtre, qui est celle des enfants qui ont vécu ou qui vivent aujourd’hui dans cette maison :

Un regard pour voir les misères actuelles,
Un cœur qui sait s’émouvoir des appels des enfants,
Des mains qui savent promouvoir les réalisations d’aujourd’hui…

Oui, chaque jour, il nous faut nous lever, et ce, même les jours de grisaille ou de tempête, si nous voulons tenir debout sous le soleil de Dieu.

8 Août : Journée avec les laïcs proches de la congrégation

Journée avec les laïcs

Journée avec les laïcs

Le matin du 8 août une ambiance de fête régnait sur Bethléem à Nantes. Une grande tente était dressée sur le terrain devant la Maison Mère et tout le monde était heureux de se retrouver.

Le tissage

Le tissage

Le thème du chapitre général : Vivre ensemble avec nos différences. Nous avions réfléchi à cette question dans des groupes composés de sœurs et de laïcs et ce 8 août était l’occasion d’une restitution de cette réflexion riche et profonde. Pour symboliser ce vivre ensemble, un tissage a été confectionné à partir de bandes de laines de couleurs différentes que les uns et les autres avaient tricotée. La trame était posée, symbolisant l’histoire de la congrégation, ses racines, auxquelles viennent puiser encore aujourd’hui, sœurs et laïcs. Un repas convivial autour de grillades et de spécialités, colombiennes, tchétchènes, et autres, confectionnées par les personnes étrangères accueillies sur le site de la Maison Mère. Une belle réalisation du vivre ensemble.

Les sœurs de Colombie et du Pérou nous ont donné une représentation de danses typiques de ces pays. Nous avons pu aussi échanger simplement avec les uns et les autres. Une Eucharistie nous a rassemblés à la Chapelle où nous avons rendu grâces à Dieu pour tout cet amour partagé dont Il est la Source. A la fin de l’Eucharistie, avant la Bénédiction, nous avons imploré ensemble l’Esprit Saint, pour lui demander d’accompagner le chapitre, qui ouvrait le lendemain. Ce fut un moment intense de communion.

9 au 15 Août : Chapitre général

Au cours de ce chapitre, les sœurs ont pris le temps de regarder les évènements marquants des 6 années passées et de réfléchir aux orientations pour les 6 années à venir. Elles ont aussi procédé à l’élection de la Prieure générale et de son Conseil. Le 11 août, elles ont élu :

  • Sœur Catherine Chastres, Prieure
  • Sœur Marie Thérèse Morinière, Assistante
  • Sœur Marie Véronique Briand, Conseillère
  • Sœur Chantal Marie Forteau, Conseillère.

Parmi les orientations que le chapitre a votées :

L’accueil des migrants :
« Le chapitre a relevé aussi que l’accueil de ces personnes souvent en détresse,  évoque l’accueil des premières orphelines, par le Père Gilbert Bauduz et sœur Marie Guillet, un soir de mars 1852. Le contexte a changé, mais la réalité demeure la même : l’accueil d’enfants et de familles en difficulté.
Aussi le chapitre considère que l’accueil de migrants, tel que nous le vivons aujourd’hui, s’inscrit comme un élément du charisme de la congrégation, dans la continuité de la mission confiée par les Fondateurs, au cœur de l’Eglise qui est à Nantes. »

Les Maisons d’enfants en France :
« Ces deux maisons d’enfants sont des œuvres de congrégation, donc des œuvres d’Eglise. Actuellement, notre congrégation est la seule à représenter ce visage d’Eglise dans le diocèse, ainsi dans ces institutions, la congrégation souhaite que continue l’accueil des enfants en situation difficile et dont parfois personne ne veut. »

La transmission du charisme :
« Nous avons reçu notre charisme des fondateurs et des générations qui nous ont précédées, nous avons à cœur de transmettre ce qui nous fait vivre aux sœurs qui arrivent dans nos communautés mais aussi à toutes les personnes qui collaborent aujourd’hui à notre mission.
L’amour que nous puisons dans le cœur de Dieu dans la contemplation va nous donner de poser un regard aimant sur chaque personne – particulièrement sur les enfants en souffrance.
Nous sommes invitées à aimer l’enfant tel qu’il est avec ses richesses et ses difficultés sans le juger d’après ses actes mais en valorisant ce qu’il a de meilleur pour ne pas l’enfermer dans ses problèmes. Ainsi, nous respecterons sa dignité et celle de sa famille sans mettre la main sur lui.
Nous savons qu’une plante ne grandit pas d’un jour à l’autre et que cela nécessite de la patience et de l’humilité car nous pouvons rencontrer l’échec et l’impuissance. Le Seigneur ne demande pas de réussir mais d’aimer. C’est Lui le Sauveur. Il faut toujours continuer le chemin bien que ce soit de nuit, espérer contre toute espérance, et tout porter dans la prière.
Le chapitre demande à la Prieure d’être vigilante à ce que les sœurs et les communautés, spécialement les jeunes sœurs, se nourrissent toujours davantage du charisme avec un cœur de disciple. »

 

Le 15 août, clôture du chapitre :

Nous avons marqué la clôture du chapitre par l’Eucharistie à laquelle étaient conviées des personnes proches de notre congrégation et les personnes étrangères accueillies sur le site de Bethléem. Le verre de l’amitié nous a réunis, le repas qui a suivi fut convivial et joyeux, avec des manifestations colombiennes, sénégalaises, et françaises.

Puis quelques jours plus tard, chacun est retourné dans sa communauté et son pays de mission, fortifié par ces journées de vie fraternelle et de travail communautaire.

Sœur Catherine Chastres
Sœur Marie Thérèse Morinière

 

 

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