Rencontre avec le Père Benoît Luquiau avant son départ pour le Bénin

D Rapion 25 août 2014 0

Père Benoît LuquiauLe Service de la Coopération missionnaire a rencontré le Père Benoit Luquiau (45 ans et 13 années de prêtrise) avant son départ au Bénin. Il répond aux questions des Pères Jean-Luc Tessier et Emmanuel Fortineau.

Dans ton parcours qu’est ce que t’a donné envie de vivre ta mission de prêtre à l’extérieur des frontières ?
J’ai toujours été intéressé parce qui se passe au loin, j’aime rencontrer des étrangers et j’ai goût à apprendre leur langue. Dans ma famille, il y a un certain nombre de membres qui se sont expatriés : au Burkina, à Pékin, en Malaisie, en Espagne… J’ai toujours été curieux de leur vie et de leurs découvertes.
Petit à petit, un désir a grandi et s’est imposé à moi : vivre et voir vivre l’Evangile dans une autre culture. Jusqu’à maintenant, l’Evangile, je ne l’ai vu mis en œuvre qu’ici. J’ai fait part à mon Evêque de mon désir et de ma disponibilité pour un service pastoral hors frontière, il y a environ 5 ans.
Et il y a quelques mois, il a répondu positivement en me disant que cet envoi se ferait dans le cadre d’un partenariat avec le diocèse de Parakou au Bénin. Ensuite j’ai eu l’occasion d’aller sur place avec le Père François Renaud. Nous avons eu de très bons échanges avec l’archevêque.

Ton départ doit susciter des réactions dans ta paroisse, dans le scoutisme, la JOC de la région nazairienne ?
Oui. Il y a du travail à faire ici et la Mission est d’abord chez nous. Mais c’est toute l’Eglise et tous les chrétiens qui doivent prendre part à cette Mission. Et puis il y a une solidarité à vivre entre Eglises.

Qu’est ce qui t’a marqué dans ton premier contact avec ce diocèse africain ?
Parakou est un diocèse déjà structuré…. Mais on n’entre pas en contact avec les gens en une seule semaine ! C’était la seconde fois que j’allais en Afrique. Je ne me projette pas trop. Je m’attends à une adaptation qui va prendre du temps. Mais je sais que l’Evangile est universel. Je verrai bien… J’ai confiance.

Tu vas être prêtre Fidei Donum c’est-à-dire au service du diocèse de Parakou mais aussi avec le souci de permettre des échanges entre 2 diocèses…
Oui ma mission sera de développer le partenariat avec le diocèse de Nantes. Il me semble important de chercher et permettre qu’il y ait un apport mutuel, dans les 2 sens. Il y a des choses faisables : ca passe par des échanges de prêtres, mais aussi des visites de scouts, saisir des événements exceptionnels comme les JMJ. Il est certainement aussi important de communiquer entre nous et dire ce que je vis, de garder un lien avec la Coopération Missionnaire …Il me semble important de rendre compte de la vie et de la foi des gens avec qui je vivrai et travaillerai.

Je pense être un maillon d’une longue chaîne…. donc continuer à construire des liens, bâtir des ponts, je n’apporterai que de petites choses, je place cette mission au sein d’un grand élan missionnaire entre l’Europe et l’Afrique.

 

 

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