Les folles aventures de Rabbi Pierre-Emmanuel

D. Rapion 15 mars 2018 0

Pierre Emmanuel BouchaudJe m’appelle Pierre-Emmanuel, j’ai 21 ans et j’ai décidé de vivre une année de volontariat dans le cadre de mon stage inter-cycle au séminaire. Pourquoi un volontariat ? Car c’est une bonne solution pour concilier travail professionnel et expérience de vie à l’étranger.

J’ai contacté l’Oeuvre d’Orient, un organisme au service des chrétiens d’Orient, qui envoie des volontaires depuis un an. Le pôle jeune m’a proposé une mission en Terre Sainte, dans un centre pour enfants handicapés près de Jérusalem. J’y suis donc depuis septembre 2017, pour une durée de un an. J’avais vécu un mois dans un foyer de l’Arche lors de mon année de fondation spirituelle (avant le séminaire). Cette première expérience avec le monde du handicap m’a beaucoup apporté et je voulais approfondir cette vie au service de jeunes handicapés.

Ce volontariat est un travail d’aide soignant. Ma mission consiste à lever les enfants, les doucher, leur donner à manger et les emmener aux activités, ou à l’école, le matin. Mon travail reprend l’après-midi par un temps d’activités avec les enfants, temps privilégié et gratuit avec eux. Je finis ma journée en leur donnant à manger et en les couchant.
Mes jours de repos me permettent de découvrir la Terre Sainte. C’est une grande grâce de pouvoir vivre dans ces lieux, d’aller prier sur les lieux saints.

Cette année m’apprend beaucoup sur moi. D’un point de vu humain, la vie avec les travailleurs d’une autre culture me permet d’approfondir la vie en collectivité, et la manière de gérer des relations humaines parfois difficiles dû à cette différence culturelle. D’un point de vue spirituel, vivre sur la Terre que le Christ a foulé est très enrichissant et nourrit la prière. De plus, le centre dans lequel je travaille est géré par les Filles de la Charité, nous avons donc la chance d’avoir la messe tous les jours.

Je crois que c’est une très grande grâce de pouvoir vivre une telle année. C’est très enrichissant de vivre à l’étranger, loin de toutes nos sécurités (familiales, affectives, humaines) et de nos habitudes. Le changement de culture nous permet de redécouvrir la notre. Le changement de pays nous permet de mieux aimer le notre. Le changement de vie nous permet de revoir ce qui est essentiel dans nos vies, de fixer nos priorités.

Pierre-Emmanuel Bouchaud

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