1913 : Pose de la première pierre du nouveau grand séminaire

D Rapion 30 décembre 2014 0

Le 11 décembre 2014, Mgr Jean-Paul James bénissait la première pierre de la future Maison diocésaine.

Permettons-nous un petit clin d’œil rétrospectif. Il y a cent ans, ou plus précisément 101 ans, Mgr Rouard bénissait la première pierre du nouveau grand séminaire sur le site de la Sauzinière, où il est encore aujourd’hui. Les carnets du vicaire général, M. de la Barbée, ont rendu compte de cette cérémonie de 1913.

Mgr Rouard scelle la petite boite de plomb renfermant des document et médailles dans la pierreCette après midi à 4h30, Monseigneur bénit la première pierre du nouveau grand séminaire dont une grande partie est d’ailleurs déjà à hauteur du premier étage. Les deux vicaires généraux accompagnent sa Grandeur. Tout le grand séminaire était venu, mais on n’avait invité aucun autre ecclésiastique, Monseigneur ayant craint de trop attirer l’attention.

Les membres du conseil d’administration de L’Immobilière nantaise avaient été invités, le plus grand nombre d’entre eux était présents.

La pierre bénite comme « première » est au milieu de l’édifice, à l’entrée de la future chapelle. Dans la boite de plomb qu’on y a scellée se trouvent des médailles, quelques pièces de monnaie et une inscription latine qu’on lira ci-contre.

Avant de procéder à la bénédiction, Mgr a remercié ces messieurs de la Société, l’architecte, les entrepreneurs, les ouvriers et il a fait donner lecture par M. le supérieur de la page latine composée par M. l’abbé Trochu, professeur à l’école St Stanislas, pour être enfermée dans la boite de plomb.

Après la bénédiction elle-même, Sa Grandeur a placé la boite de plomb dans l’excavation préparée à cet effet et il a mis le ciment autour, puis il a frappé la pierre par trois fois en disant « au nom du Père et du Fils et du St Esprit »…Enfin il a déposé dans un plateau son offrande, sous enveloppe. C’était évidemment un billet de banque ; les assistants ont à leur tour frappé la pierre et fait leur aumône : les ouvriers auront de quoi se régaler, d’autant que Mgr a encor ajouté une quarantaine de francs.

Sa Grandeur aurait voulu qu’on donnât de suite à boire aux ouvriers, mais l’architecte s’y est opposé ; aussi M ; l’économe du séminaire n’avait-il pas fait de préparatifs de ce genre.

Avant de quitter la propriété, Mgr a visité le chantier pour se rendre compte de l’aspect des travaux. Il regrette que les salles du rez-de-chaussée ne soient pas plus larges. Sa pensée était de ne pas avoir de cloitre , une galerie vitrée aurait rendu les mêmes services tout en laissant aux salles la largeur du bâtiment, mais l’architecte et aussi M . le supérieur tenaient au cloitre !

Texte du vicaire général M. de la Barbée
Carnets Tome 17
Archives historiques du Diocèse de Nantes
2D01/026

 

 

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