Témoignages

Père Gilles P.

Père Gilles P.

Un jour, nous avons voulu compter le nombre de bénévoles qui s’activent pour la bonne marche de notre paroisse. Surprise ! Ce ne sont pas des dizaines que nous avons comptées, mais des centaines, si l’on n’oublie personne ! Les uns sont en permanence à la tâche, d’autres sont des « occasionnels ». Certains sont très en vue et bien connus, d’autres anonymes et discrets. Ainsi, on connaît ceux qui animent la liturgie du dimanche ou ceux qui président les cérémonies d’obsèques. Mais sait-on qui balaie et fleurit nos églises ? Je le souligne très fort, à sa place, chacun est important et sa contribution est précieuse.
Que de richesses ainsi partagées dans nos communautés ! Ainsi se construit notre Eglise.

Père Gilles P.

Vivre cette mission d’officiant lors des funérailles me permet de m’approcher de la mort, et de me l’approprier pour vivre plus fort, plus libre. Cette mission enrichit ma foi dans une dimension humaine. Je suis là pour accueillir, écouter, accompagner, témoigner. C’est montrer le visage d’une Eglise habitée par l’espérance, qui marche avec les hommes. C’est croire que l’Esprit Saint m’accompagne pour que j’agisse au cœur de l’Eglise, et que Dieu soit dit à l’homme avec délicatesse, amour, bonté et humilité, aujourd’hui, dans ce monde aimé de Dieu.

Raphaël G.

Raphaël G.

Raphaël G.

Jacqueline O.

Jacqueline O.

Depuis de nombreuses années, un service d’art floral s’active non seulement à embellir, mais aussi à faire parler les fleurs, car nos compositions florales contribuent à la manifestation de la liturgie.
Nous sommes neuf femmes de la Communauté de La Chapelle sur Erdre qui assurons le service d’art floral. Toutes les semaines, une ou deux d’entre nous fleurissent l’église, chacune avec son savoir-faire et sa sensibilité. Nous le faisons dans un esprit liturgique, à partir de fiches et avec la volonté d’aider la communauté à mieux s’approprier le message du Christ et à faciliter la louange.
Cet engagement bénévole est la résultante de plusieurs motivations : la foi qui nous pousse à prendre en charge ce mode d’expression liturgique spécifique, le plaisir de faire des bouquets car, toutes, nous aimons créer des compositions que nous voulons faire les plus jolies possible, la joie de faire équipe avec d’autres qui partagent la même foi et la même passion, la volonté de rendre service car c’est un plaisir de donner ce que l’on a reçu et de faire profiter la communauté des petits talents dont on a hérité. Foi et motivation sociale s’allient sans difficulté au plaisir de faire, car on agit encore mieux par goût que par devoir.

Jacqueline O.

Quel serait le visage de la paroisse sans l’investissement des bénévoles ?
C’est l’interrogation que je me suis faite souvent au cours de mes années de service à la paroisse St Nazaire. De même, il n’aurait pas été possible de lancer le Parvis sans la présence et la disponibilité de bénévoles.
La place de curé permet de voir tout le travail et la diversité des tâches qu’assurent les laïcs… mais aussi tous les besoins qu’il est difficile de «couvrir» parce qu’on ne trouve pas les personnes à la fois disponibles et acceptant de se lancer. Par exemple, aujourd’hui dans la préparation aux sacrements, il faut être en mesure de répondre à des situations très particulières exigeant un accompagnement au plus près et cela demande du monde !
J’ai souvent entendu des réactions spontanées de bénévoles exprimant ce qui les réjouissait : l’ouverture et la rencontre des autres, la joie de voir des choses avancer, un enrichissement de leur foi, une découverte de la mission des laïcs ainsi que celle des prêtres !

Père Jean-Luc T.

Jean-Luc T.

Père Jean-Luc T.

Luc F.

Luc F.

J’ai toujours fait du bénévolat au sein d’associations de gestion d’écoles notamment, mais ma nombreuse famille et mon engagement professionnel et social me laissaient assez peu de temps.
Aujourd’hui je consacre une part significative de mon temps à divers engagements comme bénévole, mon principal engagement étant le service des pèlerinages. J’ai été appelé à cette mission et j’ai pu accepter cet engagement car j’avais la liberté financière de pouvoir y consacrer mon temps étant en retraite. J’ai été heureux de pouvoir rentrer dans le monde de la « gratuité » de l’échange, dans un monde où le rapport au temps est différent.

Etre bénévole c’est donner de son temps, apporter ses compétences, continuer à apprendre pour participer au bon fonctionnement d’un service, d’une association ou d’une œuvre. C’est demeurer actif, se sentir utile, pouvoir continuer à échanger à communiquer, à partager, s’enrichir au contact des autres. C’est s’obliger à bouger, à se décentrer de soi-même, à s’adapter, à découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles activités.
Etre bénévole, c’est sans doute finalement plus recevoir que donner.

Luc F., service diocésain des pèlerinages.