Prêtres et Diacres

Les prêtres du diocèse de Nantes

Tous Serviteurs de la joie de croire

Au jour de l’ordination, tous les prêtres présents viennent imposer les mains sur la tête du futur prêtre. C’est pour lui un signe fort qui manifeste combien il entre, en lien avec son évêque, dans un corps, une fraternité : le presbyterium de son diocèse. Le Concile Vatican II précise : « Du fait de leur ordination, qui les a fait entrer dans l’ordre du presbytérat, les prêtres sont tous intimement liés entre eux par la fraternité sacramentelle… ».

Les prêtres du diocèse de Nantes sont bien sûr fort divers : diversité des âges, des lieux d’origine, des milieux de vie, diversité des formations, des charismes et des sensibilités… Il y a, en effet, mille manières d’être prêtres diocésains ! Mais les 370 prêtres nantais ont des points communs : appelés par le Pasteur des pasteurs à marcher à sa suite, ils ont partie liée avec un peuple au service duquel ils donnent toute leur vie et dont ils partagent l’histoire. L’annonce de l’Evangile requiert que l’Eglise et leur ministère prennent corps dans toute la diversité humaine du département de Loire-Atlantique. Les prêtres du diocèse de Nantes en communion avec Mgr Jean-Paul James, leur évêque, en lien aussi avec les diacres, les consacrés et les laïcs engagés dans la mission, sont au service de tous comme ministres de la Parole de Dieu et des sacrements, comme pasteurs des communautés vers lesquelles ils sont envoyés.

messe chrismale 2009

Par la richesse de leur diversité et de la grâce reçue, ils rendent l’Eglise capable de rejoindre tout l’homme et tous les hommes. Ils stimulent dans les communautés l’Esprit apostolique. Ils sont les ministres de la communion ecclésiale. Leur célibat prend sens comme un signe de la « charité pastorale » du Seigneur lui-même. Ils veulent être, « à cause de Jésus », les serviteurs de la joie de croire.


Les diacres permanents

Le diaconat permanent en Loire-Atlantique

Les diacres permanents sont 64 sur le diocèse de Nantes. Beaucoup d’entre eux ont 70 ans et plus car c’est depuis 37 ans que les évêques de notre diocèse ordonnent des diacres permanents. Ce n’est pas pour faire face à la diminution du nombre des prêtres ou avoir des « super laïcs ». Le plus souvent mariés et pères de famille, ils vivent comme diacres, auprès de leur famille, dans leur vie professionnelle et leurs engagements dans la société.

es diacres permanents sont signe du Christ serviteur, immergés dans le monde où ils essaient de vivre l’Évangile en se préoccupant des plus démunis. Ainsi, sur le diocèse, ils sont
plus de 50 % à avoir une mission dans le domaine de la solidarité. Présence d’Église dans le monde, ils sont aussi présence du monde dans l’Église au pied de l’autel ou lorsqu’ils font une homélie, célèbre un mariage ou un baptême. Et leurs épouses sont souvent un précieux soutien dans ce qu’ils sont !

Pierre COLAS
ELA n°87 – Novembre 2018

Des nouvelles de Claude Bertrand, premier diacre du diocèse de Nantes
Claude BertrandClaude fut ordonné le 4 octobre 1981 en l’église Notre-Dame-de-Toutes-Joies par Mgr Vial, alors Evêque de Nantes. Ce fut un événement d’Eglise important qui a marqué les chrétiens de ce temps. Malgré la remise en vigueur de ce ministère par le Concile Vatican Il, la nouvelle était peu répandue. La région apostolique de l’Ouest comptait 12 diocèses, Claude a été le 4ème ordonné. Grand amoureux de l’église, il fut un vrai pionnier pour instaurer le diaconat permanent en Loire- Atlantique. La tâche était rude parfois mais il ne se décourageait pas, un appel intérieur se précisant en lui, des signes discrets lui étant exprimés, côté famille, paroisse, lieu de travail le confortaient dans cette voie. En 1977 il reçut l’aval de l’Evêque pour aller rejoindre les quelques unités déjà ordonnées ou en préparation qui se réunissaient à Rennes.

Ayant été le premier, j’ai obligatoirement été la première femme à répondre « oui » à la demande formulée par Monseigneur et ce, dans la joie et la foi. Cette foi, il fallait qu’elle soit profonde car c’était malgré tout une grande aventure. L’on se sentait bien petits disant au Seigneur : pourquoi nous

Une mission riche fut confiée à ce premier diacre permanent du diocèse. Hélas, à la Pentecôte 2008 quelques soucis de santé l’ont un peu ébranlé, sans incidence majeure. Mais en 2013-2014 de mauvaises chutes, une en particulier nécessita une lourde opération et forte anesthésie qui contribua à lui déstabiliser le mental. Peu à peu son état s’est dégradé ! Depuis 4 ans bientôt, il est en fauteuil roulant, ne s’exprime pour ainsi dire plus. Ne capte que peu choses. Le diaconat est loin derrière lui. Professeur de français durant 40 ans. Quand on l’a connu avec ses compétences, son charisme, sa profondeur, son enseignement tant sur le plan professoral que diaconal, l’épreuve est lourde, il est très difficile d’accepter que du jour au lendemain tout se soit interrompu ! Les étoles magnifiquement brodées par une religieuse amie sont une présence forte, un signe encore visible de tout ce qu’il a su donner, partager, rayonner durant près de 35 ans. Grand mélomane entre autres, il trouvait force et soutien en écoutant de grandes œuvres musicales, spécialement les « Requiems ».

Beaucoup de personnes qui se souviennent de lui, certaines ayant bénéficié de ses services, de son écoute, de ses conseils pourront le porter dans la prière, offrir cette souffrance et rendre grâce pour tout ce qui fut vécu avec grande conviction et sens du discernement.

Cette communion de cœur et d’esprit peut apporter aussi une aide précieuse pour moi-même, sa femme, Jacqueline. Chaque jour il faut trouver l’aide morale et physique pour l’accompagner et essayer de poursuivre encore la route ensemble ! Malgré ses handicaps nous avons fêté nos 60 ans de mariage « noces de diamant ». Je suis toujours motivée pour le garder près de moi le temps que ce sera possible ! Je tiens à lui faire vivre avec ses grandes limites un cœur à cœur dans l’affection indestructible et la prière que j’exprime à sa place au Seigneur, mais avec lui chaque jour. Je me réfère à la liturgie des heures à laquelle il était très fidèle. Avec confiance et espérance, il était souvent mon soutien, j’essaie aujourd’hui de l’être pour lui, forte, en toute humilité devant Dieu.

Jacqueline Bertrand, son épouse.
Novembre 2018

 

Mission d’un diacre permanent

Ordination diaconale en 2015

Ordination diaconale en 2015

« Diacre » signifie « serviteur » en grec. On précise diacre « permanent » pour faire la distinction avec le diacre qui va devenir prêtre. Le diacre permanent peut donc être célibataire ou marié.

C’est un chrétien ayant reçu par l’imposition des mains de l’évêque, l’ordination sacramentelle. Cette très ancienne forme d’engagement au service de l’Eglise, coopérant dès l’origine au ministère apostolique de l’évêque (Evêque, prêtre, diacre) a été restaurée sous sa forme permanente par le Concile Vatican II.

Au service de l’Église locale (c’est l’étymologie du terme diaconat), les diacres permanents sont pour la plupart, mariés et exercent une profession. Ils ont, dans l’organisation pastorale de l’Église diocésaine, une mission particulière confiée par l’évêque.

On ne peut bien comprendre le diaconat qu’en s’appuyant sur sa dimension sacramentelle. Comme les prêtres et les évêques, les diacres reçoivent le sacrement de l’Ordre.

Le ministère diaconal comporte trois dimensions inséparables, on parle de triple diaconie : celles de la Parole, de la Liturgie et celle de la Charité.

Comme le prêtre, le diacre est rattaché à un diocèse. Il reçoit sa mission directement de son évêque, pour aider celui-ci dans sa charge, au service de l’Église particulière qu’est le diocèse. Il lui promet obéissance lors de son ordination.

Source : Comité National du Diaconat

Qui peut devenir diacre?

Pour devenir diacre permanent, il faut être un homme, baptisé, confirmé, avoir 25 ans révolus pour un célibataire qui s’engage à le rester, avoir 35 ans, être marié depuis 10 ans et avoir l’accord de son épouse pour un homme marié. Actuellement, dans notre diocèse tous les diacres sont des hommes mariés, pères de famille. Plusieurs sont veufs. Sont interpellés en vue du diaconat des hommes qui appartiennent aux différentes catégories socioprofessionnelles et associatives, qui ont des engagements divers dans l’Église et la société. Dans le diocèse, il n’y a pas d’ordination diaconale au‐delà de 60 ans