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Un peu d’histoire !

Un diocèse  naît au IVème siècle

C'est Saint Félix, 16e évêque de Nantes en 550, qui rend l'Erdre navigable en noyant sous 2 m d'eau des marais insalubres. Il fait construire des barrages ou "chaussées" ( Barbin, port Communeau, les Halles). il fait également creuser le canal Saint Félix conduisant les eaux de la Loire devant le château jusqu'à la Fosse.

Le diocèse de Nantes est, parmi les diocèses de France l’un des plus proches de l’ancien diocèse avant la Révolution. L’évangélisation est venue par la Loire. On situe la date du martyre des saints Donatien et Rogatien (“les Enfants Nantais”) au début du IVe siècle. Le premier évêque connu est Saint Similien, qui est le troisième dans la liste épiscopale, le premier étant appelé Saint Clair et considéré comme le fondateur du  diocèse. Les deux premières églises chrétiennes se situèrent  sur le tombeau des Saints martyrs et sur celui de Saint Similien. Il faut attendre le VIe siècle pour que l’Église de Nantes prenne forme. Le grand évêque est Saint Félix (549-582) à qui l’on doit la consécration de la cathédrale dédiée aux Saints Apôtres Pierre et Paul, et une œuvre de construction en même temps que de défense de la ville dont il est pratiquement le seul magistrat. Il favorise l’action de Saint Martin de Vertou au sud de la Loire, et celle des saints ermites Friard et Second au nord-ouest.

Les années qui suivent sont moins brillantes. Saint Colomban, embarqué de force surla Loire, n’est même pas accueilli par l’évêque. Il faut attendre l’épiscopat de Saint Pasquier, à la fin du VIIe siècle, pour que soit reprise l’activité missionnaire avec Saint Hermeland, le fondateur  du monastère d’Indre. L’avènement des Carolingiens va amener une structuration du diocèse avec la fondation de nombreuses paroisses. Mais une menace nouvelle apparaît avec les Normands qui, au cours du IXe siècle, vont attaquer les côtes et pénétrer dans l’estuaire. En 843, ils investissent Nantes. C’est le 24 Juin, jour dela Saint Jean. L’évêque Gohard célèbre dans la cathédrale. Il est assassiné avec beaucoup de prêtres et de fidèles. La cathédrale est en ruine. La présence normande demeurait aux portes de la ville. Enfin, en 937, Alain Barbe-Torte, héritier des “rois de Bretagne”, reprend la ville, y rétablit la vie religieuse. Nous voici arrivés au terme du premier millénaire.

Le XIe siècle est marqué par la lutte du pouvoir épiscopal  et du pouvoir comtal.

Le grand évêque du XIIe siècle est Brice, lui aussi de la famille ducale, qui, de 1113 à  1139, gouverne le diocèse : il travaille particulièrement à la formation du clergé, en défend les droits sur les paroisses desservies par les monastères, obtient du roi Louis VI le respect des biens ecclésiastiques.

En 1147, un moine cistercien devient évêque de Nantes, Bernard d’Escoublac, qui avait été, avant d’entrer au monastère, archidiacre deLa Mée. Si Bernard se montre favorable à la présence monastique dans le diocèse, où se développent les abbayes de Buzay et de Melleray, il est opposé à la main-mise des moines sur les paroisses, ce qui l’amène à fonder des abbayes de chanoines réguliers à Geneston et à Pornic. Son neveu, Robert, lui succède en 1170, mais se trouve mêlé aux revendications des Plantagenêts  sur le duché de Bretagne. Il meurt en 1184, sur le chemin du retour d’un pèlerinage en Terre Sainte. On peut dire qu’à la fin du XIIe siècle, le diocèse de Nantes a pris le visage qu’il gardera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Il est divisé en deux archidiaconés, celui de Nantes et celui de la Mée.

Les trois derniers siècles du Moyen-Age témoignent à la fois des crises qui affectent les pouvoirs qui s’affrontent et d’une vitalité religieuse due à l’influence des religieux mendiants. Vitalité religieuse : les évêques, tels Henri le Barbu, ancien cistercien, veillent à l’application des conciles ; la qualité spirituelle du clergé grandit, les ordres mendiants s’établissent. Vers le milieu du XIIIe siècle s’installent Cordeliers (Franciscains) et Jacobins (Dominicains) dont les couvents demeureront jusqu’àla Révolutiondes centres d’accueil et de formation. Les Carmes arriveront plus tard, au début du XIVe siècle, mais auront le soutien de la famille ducale, dont l’un des membres, Françoise d’Amboise, fondera le premier couvent de Carmélites aux Couëts.

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