Deux des moines de Tibhirine étaient originaires de Loire-Atlantique

D. Rapion 28 janvier 2018 0

Les sept moines de TibhirineC’est au cours d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, le 26 janvier 2018, que le Pape François a donné son accord pour la promulgation des décrets de béatification. L’évêque d’Oran de 1981 à 1996, Mgr Pierre Claverie, six religieuses et onze moines, dont les sept cisterciens de Tibhirine, voient donc leur martyre reconnu par l’Église catholique, 21 ans après leur assassinat. Leur cause de béatification avait, elle, été ouverte en 2006 à Alger.

Deux des sept moines de Tibhirine étaient originaires de Loire-Atlantique : Frère Célestin, né à Touvois et Frère Michel né à Sainte-Anne-sur-Brivet. Ils étaient entrés au Monastère de Bellefontaine avant d’arriver au Monastère Notre-Dame-de-l’Atlas en 1984 pour Frère Michel et 1987 pour Frère Célestin.

Frère Célestin

Frère Célestin Ringeard, né le 27 juillet 1933 à Touvois (Loire-Atlantique), il est entré au monastère de Bellefontaine le 19 juillet 1983. Prêtre depuis le 17 décembre 1960, il avait exercé son ministère dans les rues. Il est arrivé à l’Atlas en 1987 et y fit profession solennelle le 1er mai 1989. Il était le chantre.

Deux expériences marquantes en toile de fond de sa vocation monastique. D’abord la guerre d’Algérie infirmier, il soigne un maquisard que les forces française voulait achever. D’autre part un travail d’éducateur de rue à Nantes auprès des alcooliques, des prostituées et des homosexuels. Ce prêtre diocésain a choisi tardivement la Trappe. Extrêmement sensible, il devra subir six pontages coronariens après la première visite du GIA au monastère, à Noël 1993.

Frère Michel

Frère Michel Fleury, né le 21 mai 1944 à Sainte-Anne-sur-Brivet (Loire-Atlantique), il est entré au monastère de Bellefontaine le 4 novembre 1980. Il est arrivé à l’Atlas en 1984 et y fit profession solennelle le 28 août 1986. Il était le cuisinier et le jardinier de la communauté, reconnu par sa simplicité et son esprit de prière.

Un homme simple, pour ne pas dire effacé, mais épris de pauvreté. Né dans une famille paysanne de Loire-Atlantique, était entré au Prado à 27 ans et avait exercé le métier d’ouvrier fraiseur à Lyon puis Marseille, avant de diriger ses pas vers l’abbaye de Bellefontaine. C’est là qu’il entend l’appel de l’Algérie. A Tibhirine, il est le cuisinier de la communauté et l’homme des travaux domestiques. C’est sa coule (vêtement monastique qui marque l’engagement définitif) que l’on a retrouvée après l’enlèvement, sur la route de Médéa.

 

(Source : www.moines-tibhirine.org)

 

 

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