18 février 2018 : 73 adultes appelés au baptême

D. Rapion 18 février 2018 0

Appel décisif 2018 « Quelle joie, ce baptême chrétien ! » 73 catéchumènes ont répondu à l’appel de Dieu par l’intermédiaire de l’appel de l’évêque ce dimanche 18 février à Notre-Dame-de-Bon-Port.

Un appel à suivre le Christ qui permet de sortir du déluge, à l’image de Noé. Un appel à se souvenir que l’alliance avec Jésus, homme et Dieu, c’est du définitif, à l’image de l’arc-en-ciel qui unit la terre et le ciel. (homélie de Mgr James, voir ci-dessous). Les catéchumènes ont été appelés par l’évêque, chacun par son nom. Moment vécu avec une certaine émotion partagée avec l’assistance. On touche à cette occasion au cœur de notre foi, à cet essentiel indicible qui nous habite, l’expérience de la présence du Christ à nos côtés. Alors oui, c’est une grande joie qui permet d’affronter le temps de combat spirituel que peut être le carême avant la participation à la victoire de la vie sur la mort lors du baptême célébré à la veillée pascale.

Cécile Eon
Responsable du Service Diocésain du Catéchuménat

Homélie de Mgr Jean-Paul James

Grâce à vous, chers catéchumènes, nous sommes dans la joie ; nous baptisés, nous redécouvrons notre baptême. Pour en parler, trois mots : le déluge, l’arc en ciel, le combat.

Le déluge !  C’est la première lecture. Il est question de Noé et de sa famille. On sait bien que ces récits ne sont pas historiques. Mais ils contiennent une vérité extraordinaire sur Dieu et sur nous. Dieu s’intéresse à une famille, la famille de Noé. Dieu s’intéresse à votre famille : il y a parmi nous trois frères de sang. Il y a un papa et unAppel décisif 2018e maman qui vont être appelés ensemble, et leurs 2 enfants seront baptisés avec eux le jour de Pâques. Oui, Dieu connait nos familles. Il s’intéresse aussi à chacun de nous. Nous sommes des personnes uniques, avec une histoire unique. Dans un instant, vont retentir les prénoms de chacun des catéchumènes. Pourquoi ? A cause de notre foi : nous osons croire que  Dieu s’intéresse à notre vie, aux évènements de notre vie, qu’il n’est indifférent à personne. C’est votre histoire. Et Dieu se moque des obstacles. Plusieurs d’entre vous me disent avoir vécu dans des familles indifférentes voire hostiles aux religions. Le Seigneur vous a rejoints. D’autres me parlent, au contraire d’une affaire de famille, comme dans la première lecture. Je devine que les enfants sont montés les premiers dans l’Arche de Noé car ils courent plus vite que les parents. Certains de vous me parlent de leurs enfants qui ont couru devant. Je cite un papa : « notre fille parlait souvent de Dieu ; elle nous demandait d’aller à la messe , elle revenait du catéchisme heureuse et pleine de questions » Famille de sang, mais parfois famille chrétienne, celle dans laquelle vous entrez chers catéchumènes. L’un de vous est invité à la confirmation de son ami et il découvre la foi. Un autre : « c’est le récit de l’expérience de chrétiens qui m’interpellait. Je me rendais compte que la religion leur apportait un grand bonheur ».

Et dans la vie de Noé et de sa famille, arrivent le déluge, les flots boueux, ces tsunamis qui emportent tout. Ces déluges, certains de vous les ont connus : l’annonce d’une maladie,  la violence d’un pays en guerre, la mort d’un proche. Dans nos vies, parfois,  on est comme submergés par la douleur, dépassés par des forces qui vous mettent par terre. Fragilité de la vie ! Mais l’une de vous m’écrit : « A 16 ans, j’ai vécu le plus dur passage de ma vie mais Dieu m’a ouvert ses bras : j’aimais le rencontrer dans le silence d’une église ». Ou une autre  : « j’étais admirative de mes grands parents, leur courage, leur sérénité face aux épreuves de la vie. Ils avaient coutume de me dire que leur foi les avait guidés et qu’ils avaient ressenti la présence apaisante de Dieu ».  Dans l’Eglise des premiers siècles, les catéchumènes adultes descendaient dans un baptistère profond. Le prêtre les y attendait et ils étaient plongés avec la tête, dans l’eau, « jusqu’à suffocation », demandait l’Eglise. Et ils sortaient la tête de l’eau, en aspirant l’air. Ils sortaient des eaux du déluge,de la mort, pour accueillir la vie à pleins poumons. Voilà notre baptême chrétien.

Puis vient l’arc en ciel après le déluge. Quand vous le verrez, rappelez-vous ! C’est un point essentiel de notre foi ! L’arc en ciel unit la terre et le ciel. C’est un trait d’union ! Qu’est-ce que Dieu nous dit ? Vous les hommes, vous pouvez partir sur de mauvais chemins, mais je ne vous abandonnerai jamais.  Cet arc en ciel pour nous chrétiens, ce n’est pas seulement un rayon lumineux qu’on ne voit qu’un instant et qui disparaît ; c’est Jésus, homme et Dieu. Jésus qui vous dit  : mon alliance avec toi, c’est du définitif ! Tu pourras t’éloigner, je serai là. Tu pourras ne pas sentir ma présence : je serai là.

Dans l’Evangile, ce Jésus est tenté par Satan, l’Esprit du mal, les forces du mal. Il vit un combat. Nous aussi ! Ne nous étonnons pas qu’il y ait des combats dans nos vies, avant le baptême ou aussitôt après. Je me souviens de Bruno ; il était vendeur de voitures. Il me dit : « après mon baptême, j’ai vécu un combat : je ne pouvais plus vendre comme avant. Il y a des pratiques avec lesquelles je n’étais plus à l’aise ». Combat contre l’avidité de l’argent ! Parfois, pour nous les vieux cathos, le cœur est parfois malade . Comment ça se manifeste ce cœur de vieux ? Par la  mauvaise humeur, nous regardons tout ce qui va mal, nous nous lamentons, nous préférons regarder nos défauts : et le malin se réjouit ! « Pendant ce temps-là, se dit-il ils oublient l’essentiel ». Or quel est l’essentiel ? La victoire de Jésus sur le mal ! Jésus est vainqueur. Alors, regardons Jésus un peu plus. Comment il a surmonté le mal ? Deux points :

Jésus ne part pas au combat tout seul ; il est poussé par l’Esprit. Toi non plus ne crois pas que tu pourrais remporter le moindre combat contre la tentation avec tes efforts de carême ! Cela ne suffit pas !  C’est d’abord l’affaire de Dieu. Pendant ce carême,  nourris- toi de Dieu, de Sa Parole, des sacrements. Et regarde Jésus ! Et l’évangéliste ajoute : «   Les anges de Dieu le nourrissent ». Les anges qui sont-ils ? Sinon vos accompagnateurs, chers catéchumènes. Je cite l’un de vous à leur sujet : « je me dois de vous témoigner cela : Dieu a de formidables messagers. Leur bienveillance à notre égard est immense. Nous sommes des privilégiés de vivre cela ». Merci chers accompagnateurs pour votre mission.

Enfin,  chaque fois que tu auras un combat à mener pendant ce carême souviens toi qu’il a été gagné une fois pour toutes par Jésus Christ : il est vainqueur ! Nous nous sommes des combattants, mais jamais seuls : à nos côtés, dans la communauté chrétienne, le Christ nous soutient. Son amour, Sa vie, sa Force, nous soutiennent. Quelle joie, ce baptême chrétien !
Amen.

 

 

Partager Email Share

Laissez votre commentaire »