Léa, Camille et Laëtitia, futures enseignantes

D. Rapion 5 février 2018 0

OzanamLe 21 décembre dernier, une matinée festive intitulée « Élargissons nos horizons, ouvrons notre regard » a eu lieu à l’Institut Supérieur Ozanam* de Nantes. Au programme : petit-déjeuner de Noël, témoignage de l’association Lazare, rencontre avec la chorale « Qui chante » de personnes en situation de handicap et célébration présidée par Mgr James. Pour certains, c’est la dernière ligne droite avant les concours du mois d’avril, pour d’autres déjà admis, c’est le dernier semestre en tant qu’étudiants…

LéaLéa a toujours voulu devenir professeur des écoles. Ayant effectué toute sa scolarité dans le privé, choisir l’enseignement catholique était « la suite logique ». Elle qui, pendant ses stages, a pu apprécier les temps de culture chrétienne rythmés par des « moments d’échange, de partage et de débat », se dit « tout à fait prête à transmettre » sa foi.
A l’approche des concours, le stress commence à monter ; « le rythme est dense, il faut être le meilleur », confie Léa. C’est aussi pour cela qu’elle apprécie d’étudier à l’Institut Ozanam : « Ici ce n’est pas qu’un lieu où on travaille, c’est aussi un lieu de rencontres, où l’on apprécie de se retrouver ou même simplement de se croiser ».

CamilleCamille, Master 2, 1er degré.
Il aura fallu trois tentatives à Camille pour obtenir le concours de Professeur des écoles. « A chaque fois, j’ai raté les écrits de très peu ». Mais, « la suppléance aura été une chance », confie-t-elle, car si les résultats des examens pouvaient la faire douter, son expérience en classe l’a confortée dans ce qu’elle voulait faire : « J’ai eu beaucoup de chance, j’ai pu avoir un remplacement très tôt dans l’année et sur une longue durée ». Aujourd’hui elle est en alternance : « Je suis à mi-temps en formation, à mi-temps en classe de grande section ».
Pour Camille, devenir professeur dans l’enseignement catholique était « évident ». « Je m’y retrouve plus au niveau des valeurs », explique-t-elle.
Une fois son Master 2 validé, Camille sera professeur dès septembre.

Laëtitia, 46 ans, Master 2, second degré.
LaëtitiaDiplômée de Sciences Po et du Celsa, Laëtitia a travaillé en communication interne pendant quelques années puis s’est arrêtée pour élever ses 6 enfants.
Elle reprend plus tard le travail et enseigne le marketing et la communication en BTS, puis entame des études par correspondance : licence et maîtrise de Lettres, puis Capes. Elle souhaite aujourd’hui devenir professeur de Français. Laëtitia est à mi-temps au collège où elle enseigne dans deux classes de 6ème. Le reste du temps elle est en formation à Nantes et à Angers. « C’est un sacré rythme ; il faut réussir à concilier travail et vie de famille ». Pour elle, choisir l’enseignement catholique répondait à ses « convictions, ça donnait un vrai sens à ma démarche, à la fois sur le plan humain et sur le plan spirituel ».
Si Laëtitia a parfois eu le sentiment d’avoir été « propulsée un peu vite dans le grand bain ! », elle est contente de pouvoir compter sur des tuteurs référents à la fois à l’Institut et dans l’établissement scolaire où elle enseigne. « Ils représentent un point essentiel dans ma formation ».

Anne-Laure Baulme
ELA n°78 – janvier 2018

 


*L’Institut Ozanam assure la formation initiale des professeurs des écoles de l’Enseignement Catholique de Loire-Atlantique ainsi que des professeurs de collèges et lycées. Enfin, il accueille les enseignants tout au long de leur carrière et ce, dès la première expérience de suppléance.

 

 

 

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