44 heures pour l’Église

D. Rapion 8 septembre 2017 0

En marge des JEM, l’évènement diocésain voulu par Mgr James, s’est organisé JEM’Innov. Une vingtaine de jeunes se sont retrouvés pour 44 heures de travail au service de l’Église par la disruption1 et l’innovation. C’est avec la contribution de La Church Tech et de Moventes que ce week-end dans l’esprit start-up s’est monté.

Dans la veine de la French Tech et des Startup Week-end, et avec la bénédiction de l’Évêque, ce projet est une première en France. Hugues de Saint Vincent, vice-président de l’association Église & Innovation Numérique (EIN) précise : « Nous sommes fiers de cette co-organisation avec l’Eglise institution ».

Mgr James a béni le projet et a ajouté : « N’oublions pas deux axes : la parole du Pape qui nous dit “aidons à créer des disciples missionnaires par l’Eucharistie” et les équipes fraternelles missionnaires qui ont été créées dans les paroisses. ».

Les coachs de JEM’Innov ont accompagné l’émergence de ces projets au service de l’Église, et assuré l’esprit de disruption et d’innovation.

Le jury composé du père Benoît Bertrand, vicaire général du diocèse de Nantes, d’un paroissien et de trois entrepreneurs catholiques a dû départager les 4 projets. À l’unanimité, le projet de bar catholique au centre-ville de Nantes, est le lauréat de cette première édition. « C’est le projet qui avait la dimension missionnaire la plus forte » a rapporté le père Roblot, aumônier des étudiants de Nantes.

Pour le père Benoît Bertrand, président du jury, « cette première est une belle initiative qui montre que l’Église se renouvelle ». Marine, Benoît et Etienne voient leur projet se concrétiser et s’investissent au quotidien pour ouvrir le premier bar chrétien à Nantes.

L’association EIN et le diocèse de Nantes accompagnent le trio via des jalons réguliers, des financements, et toutes ressources qu’ils peuvent mettre au service de sa réussite. EIN prépare d’ores et déjà l’organisation d’une seconde édition d’un Week-End Esprit Start’up.

Thomas Tixier
ELA n°74 – septembre 2017

 


1 Du latin disrumpere, disruption signifie rupture, fracture, d’après le Littré. Le terme de disruption émerge depuis la fin des années 90 pour qualifier une innovation radicale qui remet en cause un marché, bouscule un modèle économique, offre de nouveaux usages, … La disruption n’est pas propre à notre époque : l’invention de l’imprimerie par J. Gutemberg en est une. Mais les nouvelles technologies ouvrent la voie en permettant de nouveaux comportements aux consommateurs.

 

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