Alurenerezh er Skolaj Diwan Sant Ervlan – L’aumônerie du collège Diwan de Saint-Herblain

D Rapion 14 avril 2012 1

La naissance de l’aumônerie

Depuis de nombreuses années, des parents motivés d’enfants en école Diwan voulaient ouvrir un collège dans l’agglomération nantaise, pour continuer la filière sur place. Ouvrir un nouveau collège, mais pourquoi se donner tant de peine ? La filière Diwan est la  meilleure pour apprendre la langue bretonne, car l’immersion est totale : les cours sont à parité horaire, les documents administratifs sont bilingues, le personnel éducatif aussi. Le collège Diwan de Saint Herblain a ouvert ses portes depuis quatre ans maintenant.

Et dans le mouvement de cette ouverture, des parents que je connais depuis longtemps m’ont poussé : « Si tu ouvres une aumônerie, on t’envoie nos enfants, compte sur nous ! » Je demande à un étudiant bretonnant de m’aider dans ce projet. Les relations avec la direction du collège sont bonnes et nous obtenons l’autorisation de proposer l’aumônerie dans les locaux. Il ne reste plus qu’à se lancer. A la rentrée 2009 nous démarrons avec un groupe de 4 élèves. Ils sont 16 aujourd’hui, pour un collège de 50 élèves environ.

 

Comment fait-on l’aumônerie en langue bretonne ?

En filière Diwan, peu d’enfants suivent la catéchèse. La plupart des participants à l’aumônerie sont des curieux, des jeunes pleins de questions comme tant d’autres en collège. Mais il n’existe quasiment aucun outil pour faire de la catéchèse en breton. Nous prenons donc des supports pédagogiques comme le parcours « Kim & Noé » et les propositions de la revue « initiales », que nous traduitsons en breton. Il arrive que les collégiens voient un film du parcours Kim & Noé en français puis débattent en breton.

Hormis l’usage de la langue bretonne, il y a quelques différences avec une autre aumônerie. D’abord les jeunes ne connaissent pas le vocabulaire chrétien basique en breton. On pourrait dire que c’est pareil en français, mais là c’est encore plus vrai ! Il m’arrive de leur apprendre que crèche se dit « kraou Nedeleg » et que le l’ascension se dit « Yaou Bask ». Autre différence : je m’appuie parfois sur la riche culture chrétienne développée en  Bretagne, tels que les calvaires ou les cantiques.

 

Comment aller plus loin ?

Le premier défi pour poursuivre l’expérience c’est de trouver d’autres adultes, d’avoir une vraie équipe pour soutenir l’aumônerie. Appeler des adultes qui aiment encadrer des jeunes dans un projet d’Eglise est déjà compliqué, si en plus ils doivent maîtriser la langue bretonne, ça devient vraiment audacieux !

Autre défi, l’ouverture à la dimension universelle : comment donner envie à ces jeunes de voir plus loin que leur groupe sympathique ? Heureusement quelques uns font des demandes sacramentelles (batpême, première communion) et j’espère bien qu’un petit groupe participera à Happy Day au mois de juin.

 

Un aluzenerezh e brezhoneg

Bremañ emaonp e pevare bloavezh ar Skolaj Diwan e Liger Atlantel, lec’hiet e Sant Ervlan. E-pad ar bloavezh kentañ eo bet goulennet din gant kerent mont war-raok : « ma’vo digoret un aluzenerezh er skolaj, kas a raiomp dit hor bugale ! » Evel-se en-deus kroget, da zistro skol 2009, gant 4 skolajiad. 16 int hiriv, evit 50 re yaouank er skolaj. Al lodenn vrasañ anezho n’en deus ket graet katekiz ; c’hoant bras’zo ganto da c’houzout, gant kalz a c’houlennoù. Troet e vez levrioù skrivet e galleg evit ober kaout strolladoù aluzenerezh.

Plijus eo evel-se ober gant a levr « Kim & Noé », ha goulennet am-eus d’ar skrivagner treiñ e levr e brezhoneg met c’hoan ebet a zo gantañ, siwazh. Ur blas a vez roet d’an endro Vreizh, evel just, rak lod anezho ne oar ket petra eo ur c’halvar ha biken eo bet klevet ganto ar c’hantikoù « pe trouz war an douar » pe « rouanez karet en arvor » !

E vit mont war-raok e vefe mat krouiñ ur skipailh gant kerent eus Diwan. Ret e vefe ivez kaout liammoù gant an iliz, gant strolladoù re yaouank all, ha dre skouer kemer perzh da Happy Day e miz Even.

Père Benoit Luquiau

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Un commentaire »

  1. Michel et MB Pasquier 28 avril 2012 at 22 h 18 min - Reply

    Demat d’an holl !
    Bravo pour l’initiative!
    Avec un journal comme ça , nous allons apprendre le breton! Nous avons déjà reconnu le “Notre Père” que nous prions avec vous…mais en français…sous peine de “baragouiner”!!!
    Bon courage à toi Benoît , Union de Vie!
    MBM

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