Glorious réveille les cœurs à Nantes ! Interview exclusive

D Rapion 10 juin 2015 0

Ils sont jeunes, plein de fougue et de foi et d’enthousiasme et portent l’Espérance aux jeunes dans leur concert aux quatre coins de la France ! Le groupe Glorious était de passage à Nantes les 5 et 6 juin dernier ! Près de 2000 jeunes et moins jeunes d’ailleurs se sont laissés emporter par la louange et la joie !  Ce 11 juin, ils vont être reçus par le Pape François.  

 Glorious

 

Bonjour, Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, est ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?

Benjamin : on est deux frères Benjamin et Thomas, je suis marié avec Claire depuis 10 ans, j’ai 4 enfants et on habite à Lyon.

Thomas :on a fondé tous les deux Glorious, qui est un groupe de louange. Notre intuition, c’est écrire et partager des chants de louange, c’est-à-dire des chants de prière et permettre à des assemblées d’entrer dans la présence de Dieu par cette louange, par cette musique.

Concert de Glorious à Nantes

Après Hopen (groupe de Pop Louange) en Mars, vous arrivez à Nantes pour deux soirs de concert, qu’est-ce que vous voulez offrir au public et aux jeunes de l’Ouest?

Benjamin : aux jeunes oui mais aux familles, aux grands-parents aussi parce que la louange a cette spécificité de rassembler toutes les générations. Donc ce qu’on offre ça n’est pas tant un concert, ça n’est pas un récital où les gens applaudissent à la fin une performance artistique. On est des baptisés dans l’Eglise. On sert l’Eglise par notre talent, par notre charisme qu’est la musique. On œuvre beaucoup à Lyon mais on est aussi appelé dans d’autres diocèses à animer des soirées de louange. Ce n’est pas des concerts pour la gloire de Glorious. Celui qui est au centre c’est Jésus Christ, qu’on chante, qu’on loue, qu’on adore.

Votre mission prend de l’ampleur avec les années, vous avez été institué « lecteurs » par l’archevêque de Lyon, le Cardinal Phillipe Barbarin, est ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Thomas : c’est une très belle étape pour nous. Le lecteur a pour mission de lire la Parole de Dieu, de la partager et de la faire découvrir au peuple de Dieu, aux autres personnes. C’est  très beau pour nous de recevoir cette mission. Ça vient nous encourager dans ce qu’on fait. On se posait depuis longtemps la question sur quel était notre ministère dans l’Eglise, comment est-ce qu’on pouvait le reconnaître. Ça vient nous encourager dans tout ce qu’on porte et ce qu’on fait dans la paroisse à Lyon et dans les tournées à l’extérieur.

Benjamin : ça permet de montrer aux laïcs qu’il est possible d’être conforté dans son charisme. On peut avoir un charisme dans l’Eglise et l’évêque peut vous instituer là-dedans. On l’a vécu comme ça, que ce soit dans le chant pour Thomas ou dans la prédication pour moi.

Il y a quelques années, vous disiez être inspirés de Jean Jacques Goldman, Coldplay (groupe de rock britannique), est-ce qu’aujourd’hui avec l’électro pop louange, un de vos derniers albums, vous pouvez dire que vos inspirations sont nouvelles ?

Thomas : Goldman, ça n’est pas quelqu’un qui influence notre musique aujourd’hui. Mais ce qui est amusant c’est qu’il y a quelque chose qui se rapporte à une assemblée d’église dans un concert de Goldman, l’assemblée chante autant que le chanteur. Il a toujours dit qu’il faisait de la musique pour que les gens chantent. Coldplay influence notre musique et on l’écoute toujours autant. Pour autant, notre grosse source d’inspiration ce sont vraiment des gens comme Hillsongs, Matt Redman ou Martin Smith qui font de la louange qui nous plaît énormément.

Benjamin : peut-être que ça ne dit pas grand-chose au grand public, des artistes comme Matt Redman et Martin Smith. Ce sont des gens qui ont mis l’accent sur la louange, c’est-à-dire la pratique le dimanche matin dans leur église d’une louange très fervente avec de la musique actuelle. Les gens se retrouvent pour louer ensemble. Souvent, les gens disent qu’ils apprécient le gospel. La joie du gospel, on peut la vivre dans nos églises ! Par la louange, on désire retrouver cette joie de se rassembler dans la maison de Dieu et de le louer de tout notre cœur. Vous savez la Bible regorge de ces références à la louange et de moments où le peuple de Dieu le célèbre.

Justement avec les évangéliques, vous étiez à Valence Light in the Night (festival de Pop Louange) le 30 mai, vous êtes aussi allé à Los Angeles, qu’est-ce que ces évangéliques vous ont apportés ?

Thomas : c’est très important de vivre l’œcuménisme, de vivre cette réalité de l’unité de l’Eglise et de la vivre concrètement. Light in the night était organisée par l’Eglise protestante unie mais était une soirée œcuménique donc il y avait des catholiques, des protestants…C’est toujours très important pour nous d’aller dans ce sens-là.

On a découvert et redécouvert la louange avec des groupes comme Exo. Ce groupe n’existe plus mais nous a beaucoup influencés. On s’est retrouvé dans des soirées avec Exo où on a été bouleversé, également en découvrant des églises comme Hillsong. C’est très important de rester ouvert par rapport aux églises évangéliques, protestantes dans tout ce qu’elles peuvent nous apporter, nous convertir aussi.

Benjamin : dans l’attitude qu’on a vis-à-vis d’eux, protestants, orthodoxes, il faut se demander qu’est-ce qu’ils nous apportent ? Il ne s’agit pas de gommer les différences. Au contraire, il faut que nos différences nous enrichissent. Ca fait cliché mais c’est un peu vrai, c’est même carrément vrai dans le Christ. Nous on ne supporte pas les homélies de plus de 8 minutes. On trouve la messe longue. Eux, ils ont des prédications de 45 minutes et les gens ne partent pas ! Ils ont  des louanges de 40 minutes !

De notre côté, on a aussi quelque chose à leur apporter avec notre témoignage d’unité dans le monde entier, notre hiérarchie, notre organisation ecclésiale, notre manière d’exprimer la même foi avec le même Credo, la même source. Avec un Pape François qui n’est pas un grand chef mais le détenteur du ministère d’unité, le successeur de Pierre. On les voit comme des frères en Christ et comme ça on peut avancer. J’espère qu’ils nous voient de la même manière.

Le Pape, justement, vous aller le rencontrer bientôt…

Thomas : on le voit jeudi prochain, c’est exceptionnel. Là où c’est incroyable, c’est qu’on avait rencontré le Pape Jean Paul II à l’époque mais là on va passer une ½ heure avec lui. Ce qui va être intéressant en tant que pape pour lui, c’est de voir ce qui peut être vécu de manière très concrète au cœur d’une Eglise. C’est un grand moment pour nous, on va essayer de lui partager ça. Et puis on va  écouter aussi ce qu’il a à nous dire à nous qui essayons de porter ce ministère de la louange.

Benjamin : on va lui donner des nouvelles des jeunes chrétiens de France. Et puis l’écouter sur la façon dont il veut nous encourager.

Votre prochain concert est à Londres le 26 juin qu’est-ce qui vous pousse à aller là-bas ?

Thomas : l’invitation. Toutes nos tournées, l’objectif pour nous avec Jam c’est de discerner si notre charisme va répondre à l‘attente des gens sur place. La communauté francophone nous a invités donc c’est une joie pour nous.

Est-ce que vous allez participer aux prochaines JMJ ?

Benjamin : bien sûr, ce serait une grande joie de d’aller écouter le Pape François, en Pologne à Cracovie. On en a discuté avec le Cardinal Philippe Barbarin mais il n’y a rien de concret pour l’instant. En fait, j’espère qu’il y aura une belle soirée de francophones. J’espère qu’il y aura une belle soirée de francophones comme on avait fait à Madrid ! Si vous avez des Facebook, des twitter, n’hésitez pas à nous suivre et à regarder sur Glorious Pop sur Facebook.

Une dernière petite question, par rapport à votre prochain voyage à Londres, qu’est-ce que ça vous fait d’aller sur les « terres » de LZ7, de Matt Redman ou de ces groupes qui ont une grande influence ?

Louons le Seigneur !

Thomas : on a pu chanter avec eux lors de la Leadership conférence à Londres. Ce sont nos premiers pas avec ces worships leaders qui sont très influents. On croit beaucoup dans cette amitié qui démarre. Vous savez la louange, elle balbutie. On sait qu’il y a plein de jeunes groupes. On espère qu’à Nantes, sur le diocèse, il y a des gens qui vont prendre leur guitare, leur clavier. Glorious ça a commencé dans une cave. Avec Jam on a commencé avec une guitare pourrie. Il ne faut pas avoir peur de démarrer. Un projet réel, c’est un petit truc qui démarre. Pour nous, commencer à tisser des ponts avec ces artistes là c’est génial, c’est vraiment encourageant. Une amitié pourra naître entre ces artistes là et les chanteurs en France.

C’est sans doute pour ça que vous avez créé la worship academy ?

Benjamin : on a accueilli Hopen, qu’on a formé pendant un an à Lyon. Il vient de sortir son premier album, qui tourne, fait plein de soirées de louanges. On est hyper fier de tout ce qu’ils font, de tout ce qu’ils vivent. Il y a un deuxième groupe qui arrive. Ils s’appellent les Be Witness. C’est des amis, ils habitent à côté de Bordeaux. On va les accueillir pendant un an à l’église. J’espère qu’ils vont émerger petit à petit. L’important c’est d’accomplir ce que Dieu veut pour toute ta vie. Quand on suit ce que Dieu nous donne, l’homme accomplit des choses qui le dépassent. Vous savez, Glorious, si on m’avait dit que je ferai des concerts devant 400 000 et 500 000 personnes au cumulé et que j’aurai vendu des disques pour Jésus et que je rencontrerai le Pape, etc… je ne me serai pas senti prêt. Par contre que Jésus fasse de grandes choses… On est des types ordinaires ? pas des types extraordinaires. Des types ordinaires avec un Dieu extraordinaire. Nous on essaie juste de le suivre. Quand vous priez, ne dites pas à Dieu, aujourd’hui, je veux faire ça pour toi ! Quand on prie Dieu, il faut vouloir participer à la vie de Dieu, à son projet sur nous.

Finalement, la prière vous nourrit au quotidien, est-ce que ça vous inspire dans les chansons ?

Thomas : nos louanges sont le fruit de notre prière, de nos lectures, de nos réflexions théologiques, des psaumes et de la parole de Dieu. Tout ce mélange permet à une mélodie d’émerger. La louange est aussi le fruit d’un chemin spirituel. Si les gens s’amusent à suivre l’évolution de nos textes. Ils vont voir le nouvel album qui sortira sous le nom de l’Eglise Lyon centre et qui s’intitule Messe de la Grâce. C’est un album où je pense que vraiment dans les textes, on est allé plus loin. On avance, c’est notre chemin spirituel, on continue dans la réflexion sur qui est Dieu et qu’est-ce qu’il fait pour nous.

Vous avez déjà eu des témoignages de gens qui sont venus vous dire quels bienfaits ça leur avait apporté ?

Oui, on a déjà reçu des témoignages comme ça, après est ce que Glorious est une machine à convertir ? Non, Glorious ne change jamais un cœur. C’est Dieu qui change les cœurs. On peut aider certaines personnes par la culture, les moyens de rejoindre les jeunes, c’est super. Mais on n’a pas de recettes, de truc. Mais si on peut aider à ça tant mieux !

Propos recueillis par  Pierre Erceau 

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